NaMoPaiMo 2026 : J18 Dernière ligne droite pour nos modélistes français !
Le NaMoPaimo 2026 est bien lancé et on entre enfin dans le concret. Les apprêts ont séché, les premières couches sont posées (ou presque ) et les ateliers prennent ce petit air de champ de bataille créatif que l’on connaît bien. Cette année, ce qui frappe, c’est la diversité des projets. On voit des résines d’artistes Venti ou tradis exigeants, mais aussi des Schleich et des CollectA transformés avec une vraie créativité. Les techniques se croisent : aérographe, peintures à l’ huile, pastels délicats, bases coat colorées assumées. Il y a des avancées spectaculaires, des détails bluffants qui prennent vie, mais aussi des galères, des modèles cassent ( et re-cassent encore ), des phases de doute.
Et c’est justement ça, l’esprit du NaMoPaimo. On ne cherche pas la perfection immédiate. On cherche à progresser,à se challenger, à tester, à sortir de sa zone de confort. Chacun avance à son rythme, avec ses défis, ses réussites et ses petites victoires. Il est temps de faire le tour des établis alors qu’il ne reste que 10 jours pour poster le précieux » I dit It » !!
Laurence – Haras de Falde : la profondeur des huiles
Avec sa résine tradi signée Brigitte Eberl, Laurence ne se contente pas de peindre. Elle construit sa robe. Elle la sculpte presque, couche après couche, grâce aux huiles. Et c’est là toute la magie. Les couleurs vibrent. Les nuances se fondent avec une douceur incroyable. Les transitions ne sont jamais brusques, toujours maîtrisées. On sent la réflexion derrière chaque ombre, chaque lumière. Les huiles demandent du temps, de la patience, une vraie compréhension des volumes. Mais lorsqu’elles sont maîtrisées comme ici, elles offrent une profondeur qu’aucune autre technique n’égale vraiment. La robe gagne en intensité, en réalisme, en présence. C’est riche sans être lourd. Subtil sans être fade. Une démonstration élégante de ce que les huiles peuvent apporter au modélisme équin quand on ose leur laisser le temps de révéler tout leur potentiel.
Pour suivre le travail de Laurence : Rdv sur son blog « Haras de Falde« , ou sa page facebook « Haras de Falde : miniatures équestres« .






Kass Modélisme : 100% l’esprit NaMo !
Avec sa résine “Mothra” de Darkmoonside, Kass Modélisme ne joue pas la sécurité. Elle applique avec conviction et sans crainte ( ou presque ? ) le tutoriel audacieux proposé par Jenn Constantine à sur le blog du NaMoPaimo. Elle ose donc la base-coat colorée. Un choix qui peut déstabiliser au départ, mais qui transforme complètement la suite du travail. La couleur de fond vient vibrer sous les couches suivantes, enrichir les nuances, donner de la profondeur dès les premières étapes. Son jumper évolue ainsi vers un sublime bai silver, lumineux et nuancé, où chaque ombre semble habitée de l’intérieur. On sent la réflexion derrière les choix de teintes, l’envie de tester, de comprendre, d’explorer. C’est exactement l’esprit du NaMoPaimo : sortir des automatismes, expérimenter de nouvelles approches et accepter de prendre un petit risque créatif. Et quand l’audace est maîtrisée, le résultat est tout simplement éclatant.





Skar Modelhorse : la précision au service du mouvement
Avec le Classic 3D print “Streaching Akhal Téké Stallion” de Kristina Katunina, Skar Modelhorse s’attaque à une sculpture déjà spectaculaire par son mouvement et sa finesse. Et elle relève le défi avec une maîtrise impressionnante. Le travail sur l’effet poils est d’une précision chirurgicale. Rien n’est laissé au hasard. Les micro-variations de teinte suivent l’anatomie, épousent les volumes, accentuent la tension musculaire et la finesse des tissus propres à l’Akhal-Teké. La robe flamboyante capte la lumière et renforce encore la dynamique du modèle. On ne voit pas seulement une belle couleur. On voit un cheval en action. La 3D print demande rigueur et adaptation, notamment dans la préparation de surface, mais ici elle devient un véritable terrain d’expression. Le résultat est puissant et d’un réalisme saisissant !
Séduit ? Pour passer commande, rendez-vous sur son site « Skar ModelHorse – figurations équines personnalisées«






Le Haras du Loup : finesse et maîtrise du sabino grullo
Avec la résine Venti “Dust Devil” de Sarah Minkiewicz, Haras du Loup ne choisit pas la facilité. Le sabino grullo est une robe subtile. Complexe. Elle demande un équilibre précis entre dilution, contraste et transparence. Et ici, l’équilibre est parfaitement trouvé. Le travail à l’aérographe pose une base douce et homogène. Les pastels viennent enrichir les nuances. L’acrylique affine les détails et structure les marquages. Les balzanes sabino sont nettes sans être dures. Les transitions restent naturelles. Rien ne paraît plaqué. Ce qui impressionne, c’est la propreté d’exécution. Chaque zone est pensée. Les ombres soutiennent les volumes. Les lumières soulignent la musculature sans excès. Le grullo conserve sa froideur caractéristique, tandis que les marques blanches apportent contraste et élégance. On sent la technique. Mais surtout, on sent la maîtrise. Un travail ambitieux, mené avec précision, qui donne à cette Venti une présence forte et terriblement réaliste.





Studio D’Amghar : persévérance du chat noir du NaMoPaiMo
La résine tradi “Shaphraan” de Daria Raevskaya n’a clairement pas décidé de rendre les choses faciles à Studio D’Amghar. Prep interminable. Ajustements sans fin. Puis les accidents. Une jambe cassée. Des oreilles à réparer. Le genre de moments où l’on respire un grand coup… et où l’on recommence. Mais c’est aussi ça, le modélisme équin. Savoir réparer. Renforcer. Reprendre proprement. Une bonne préparation ne se voit pas toujours, pourtant elle conditionne tout le reste et permet d’aborder la mise en couleur sur des bases saines. Et justement, la couleur commence enfin. Après autant de péripéties, chaque couche posée a un goût de victoire. On sent la détermination. L’envie d’aller au bout. Ce projet n’est plus seulement une résine à peindre. C’est un défi personnel. Et souvent, ce sont ces modèles “chat noir” qui finissent par devenir les plus satisfaisants une fois terminés.






Écurie de la Petite Balzane : la délicatesse des pommelures
Avec son custom Schleich transformé en palomino pommelé, l’Écurie de la Petite Balzane s’est lancé un vrai défi technique. Les pommelures, sur le papier, paraissent simples. En réalité, elles demandent contrôle, légèreté et sens du rythme. Trop marquées, elles deviennent artificielles. Trop fondues, elles disparaissent. Ici, l’équilibre est trouvé. Les pommelures sont douces, progressives, parfaitement intégrées à la robe. Elles suivent les volumes du cheval et respectent la lumière naturelle. Le palomino garde sa chaleur et sa luminosité, sans jamais virer au jaune uniforme. On perçoit les nuances. Les respirations dans la couleur. Le travail de superposition. Ce projet montre aussi quelque chose d’essentiel : on peut partir d’une base simple et obtenir un résultat sophistiqué. Avec méthode, observation et patience, un Schleich devient un modèle plein de finesse. Le challenge était clair : maîtriser les pommelures. Le pari est réussi, et avec élégance.



Univers Customs : lumière, élégance… et une crinière de rêve
Univers s’attaque à un drastique CollectA et le moins que l’on puisse dire, c’est que la transformation est radicale. La base d’origine disparaît pour laisser place à un modèle affiné, harmonisé, repensé dans ses proportions et sa présence. La robe attire l’œil dès le premier regard. Lumineuse, mais nuancée. Les ombres sont délicates. Les transitions sont progressives. La lumière semble glisser naturellement sur les volumes. C’est doux, cohérent, crédible.
Et puis il y a la crinière. Spectaculaire. Elle ferait pâlir d’envie Legolas… Version équine, évidemment. Les détails viennent parfaire l’ensemble : Les zébrures sont subtiles, bien intégrées. Le traitement des yeux mérite une mention particulière : expressifs, brillants, vivants. Ils donnent une âme au modèle.



Atelier de Poky : travail des pommelures à l’acrylique
De son coté, Atelier de Poky est en pleine construction de robe sur son custom Schleich, et le choix des tons annonce déjà quelque chose de très intéressant. La base est chaude. Nuancée. On sent une vraie intention dans la palette. Ce n’est pas un simple aplat. C’est une robe qui se construit progressivement, par superpositions. Le travail des pommelures est en cours, et c’est toujours une étape délicate. Il faut doser. Observer. Revenir. Atténuer. Renforcer. Les pommelures doivent vivre dans la robe, pas flotter dessus. Ici, elles commencent à apparaître avec subtilité, laissant deviner un résultat riche et lumineux. Ce qui est prometteur, c’est la cohérence d’ensemble. Les ombres soutiennent déjà les volumes. La chaleur des teintes apporte de la profondeur. On sent que le modèle va gagner en caractère au fil des couches. C’est encore en construction, mais la direction est claire. Et franchement, on a hâte de voir la robe révélée dans toute son intensité.


Sellerie De La Ligne : les bases d’une transformation solide
Sellerie en Ligne entre dans le vif du sujet avec son drastique Schleich. La structure est posée. Les volumes sont retravaillés. Et la robe commence à prendre place. Attaquer un drastique, ce n’est jamais anodin. On modifie. On affine. On corrige ce que la sculpture d’origine suggère sans toujours l’aboutir. C’est un vrai travail de construction. La mise en couleur débute avec sérieux. Les premières couches installent l’ambiance. Les ombres commencent à structurer le modèle. Rien n’est précipité. On sent une approche réfléchie, étape par étape. Et c’est exactement ce qu’il faut ! Un drastique réussi repose autant sur la préparation que sur la peinture. La suite promet un joli modèle. On garde un œil attentif sur l’évolution, parce que ce type de projet peut vraiment créer la surprise une fois terminé !



Skelif Model Horse : le retour stratégique
Du côté de Skélif, le projet avance plus discrètement. Le temps manque. L’établi attend. Mais dans le modélisme équin, une pause ne signifie jamais un abandon. Au contraire. Elle permet souvent de prendre du recul, d’observer son modèle différemment, de revenir avec un œil plus affûté. On connaît son sens du détail et sa capacité à transformer une base avec caractère. Alors oui, le démarrage est plus lent. Mais on ne doute pas une seconde de la remontée spectaculaire dès que le planning se libère. Parfois, ce sont les projets qui démarrent en douceur qui finissent par créer la surprise. Le NaMoPaimo, c’est aussi ça. Avancer à son rythme. S’adapter à la vraie vie. Et revenir plus déterminé que jamais.

On se retrouve dans 10 jours pour le grand final du NaMoPaiMo 2026 !
Ce tour d’horizon le montre clairement : le NaMoPaimo 2026 est bien lancé. Les projets avancent. Les techniques se croisent. Les personnalités s’affirment. Entre résines d’artistes reconnus, 3D print modernes, customs Schleich et drastiques retravaillés en profondeur, chacun construit son modèle avec sérieux et implication.
On voit des réussites marquantes. Des défis techniques relevés avec méthode. Des réparations qui demandent patience et précision. Des essais qui bousculent les habitudes. Et surtout, une progression visible chez tous les participants. Certains explorent les huiles. D’autres testent de nouvelles bases de couleur. D’autres encore s’attaquent aux pommelures ou poussent le travail du détail très loin.
Le NaMoPaimo n’est pas une quête de perfection immédiate. C’est un cadre pour avancer. Un prétexte pour terminer un modèle laissé en attente. Un moteur pour apprendre, couche après couche. Chacun évolue à son rythme, mais avec la même constance.
Et l’histoire ne s’arrête pas là. Les robes continuent de se construire. Les finitions arrivent. Les derniers détails prennent place.
On se retrouve très bientôt dans un troisième article pour découvrir les modèles terminés. Et on a vraiment hâte de voir le résultat final. Une chose est sûre : cette édition 2026 confirme que le modélisme équin francophone progresse, se structure et gagne en maîtrise.

Nos français(es) ont du talent!
J’ai adoré lire la description des projets de chacun. C’est vraiment super!
Portez vos lunettes de soleil parce que ces poneys là vous éblouisserons 😎