En route pour le Liveshow de Modélisme Équin ! Partie 1


Tadaaaaaam ! La date est posée, le trajet est repéré, l’hébergement est réservé. Il ne reste plus qu’à emballer vos poneys dans une quantité franchement indécente de papier bulle et à remplir vos plus belles pony-pouch. Go to the liveshoooooow todayyyyy ! (Oui, les fans de How I Met Your Mother ont la référence.) Mais au fait, un liveshow, c’est quoi exactement ? Comment ça se passe ? Et surtout, comment on s’y prépare quand on débute ?

Les passionnés de chevaux miniatures le savent : un liveshow, ça ne se manque pas. Ce sont des rendez-vous rares, attendus, parfois préparés des mois à l’avance. Collectionneurs et artistes s’y retrouvent avec la même excitation.

Mais qu’est-ce qui rend un liveshow si particulier ? Pourquoi ces fameux « LS » font-ils autant vibrer la communauté ? Tout simplement parce que c’est l’endroit où la passion du cheval rencontre l’exigence du modélisme. Là où le détail compte. Là où le réalisme est roi. Là où chaque modèle raconte une histoire.

Un liveshow de modélisme équin, c’est le grand rendez-vous des passionnés de chevaux miniatures. On s’y retrouve pour présenter sa collection, exposer ses créations et les confronter au regard attentif des juges. Sur les tables, on découvre des Original Finish (OF) restés dans leur état d’origine, des customs patiemment repeints ou modifiés à la main, des résines d’artistes parfois rares, et de plus en plus de modèles issus de l’impression 3D.

L’objectif est clair : proposer des modèles toujours plus réalistes, plus justes, plus aboutis. Les juges évaluent la qualité, la fidélité et le soin apporté aux détails. Rien n’échappe à leur œil.

Mais un liveshow ne se résume pas à une compétition. C’est aussi un moment de partage. On y rencontre d’autres collectionneurs et artistes, on échange des conseils, on parle techniques, on admire le travail des autres. On vend, on achète, on fait évoluer sa collection… et on passe surtout une journée entouré de personnes qui comprennent parfaitement pourquoi un cheval miniature peut faire battre le cœur un peu plus vite.

Création Tacks Liveshow modélisme équin
Une table lors d'un liveshow modélisme équin

Il y’en a très (trop) peu en France, autant dire qu’il ne faut pas les manquer. En général, les participants arrivent tôt pour prendre possession de leurs tables et y installer l’ensemble de leurs modèles.

Lors du jugement des classes, chaque figurine est placée dans la catégorie appropriée, selon ses caractéristiques (OF, custom, race, etc.). Les juges passent ensuite en revue chaque catégorie, observant minutieusement les modèles.

La compétition se déroule en plusieurs rounds, chacun correspondant à une catégorie spécifique. Les juges choisissent directement les gagnants et les classés en fonction de critères stricts. À la fin de chaque round, les résultats sont annoncés, souvent accompagnés de commentaires qui permettent aux participants de comprendre les forces et faiblesses de leurs modèles.

En France, les liveshows sont rares. Très rares. Alors quand une date tombe, on la note en grand dans l’agenda. Hors de question de passer à côté. Le jour J, les participants arrivent tôt. On déballe avec précaution. On installe sa table. On ajuste chaque modèle. L’installation fait déjà partie du rituel.

Au moment du jugement, chaque cheval rejoint sa catégorie : OF, custom, race, drastique… Rien n’est laissé au hasard. Les juges passent ensuite de table en table. Ils observent attentivement. Ils comparent. Ils analysent les détails. Un aplomb, une transition de peinture, une cohérence morphologique : tout compte.

La compétition avance par divisions successives, chaque passage correspondant à une catégorie précise. À la fin de chaque session, les gagnants sont désignés selon des critères stricts. Les classements sont annoncés, souvent accompagnés de commentaires. Et ces retours sont précieux. Ils permettent de comprendre ce qui fonctionne, ce qui peut être amélioré, et surtout de progresser pour le prochain liveshow.

table de catégorie lors d'un liveshow de modélisme équin.

Pour garantir un jugement juste et cohérent, les modèles sont répartis en différentes catégories. Le principe est simple : comparer ce qui est comparable. Un OF ne concourt pas contre un custom

  • Original Finish (OF) : elle regroupe les modèles non modifiés. Ils sont jugés sur leur qualité de finition d’usine et leur état général. On y retrouve des marques comme CollectA, Breyer, Peter Stone, Copperfox, Hartland, WIA et bien d’autres. Selon les liveshows, certaines marques disposent même de sections spécifiques.
  • Robes : elles concernent les modèles repeints ou modifiés. Ici, les juges évaluent la qualité artistique, la finesse d’exécution et le réalisme du travail. Les transitions de couleur, la précision des détails et la cohérence globale font toute la différence.
  • Races (réservée aux customs & résines ) : elles demandent une vraie connaissance du cheval réel. Les modèles sont regroupés par race et jugés selon des standards précis : morphologie, proportions, robe, type racial. On entre dans le détail. Et c’est passionnant.
  • Drastique : cette catégorie s’adresse aux modèles dont le moule d’origine a été modifié. Cela peut aller d’un simple ajustement de crinière ou de queue à une transformation spectaculaire qui rend le modèle presque méconnaissable. C’est le terrain de jeu des sculpteurs en herbe… ou confirmés.
  • Mise en scène / Diorama : Plusieurs modèles, un décor, une mise en situation. Ici, on raconte une histoire en miniature. Cohérence et mise en scène priment.
  • Fantastiques ou Fun : permettent de sortir des codes du réalisme strict. Créatures imaginaires, robes improbables, univers décalés… L’imagination prend le relais. Et ça fait du bien.
  • Créations : met en lumière le travail des artisans d’accessoires. Harnachements, équipements d’écurie, tenues de cavaliers, petits détails qui donnent vie aux modèles. Parce qu’un cheval bien équipé, c’est encore mieux.

Le jugement en liveshow est sérieux. Très sérieux. Il est à la fois rigoureux et minutieux. Rien n’est laissé au hasard, et chaque détail peut faire la différence.

  • Le réalisme : Les juges recherchent des modèles qui reflètent fidèlement le cheval réel. L’anatomie doit être juste. Les proportions cohérentes. La posture naturelle. La robe crédible. Un modèle doit “sonner vrai”.
  • La technique et la qualité de la peinture : surtout en catégorie pour les robes. Les transitions doivent être douces. Les nuances subtiles. Les ombrages maîtrisés. L’application propre. Pas de traces, pas de surcharge. La finesse fait toute la différence.
  • La cohérence avec la race : Un Selle francais n’a pas la même morphologie qu’un Drum Horse. Les juges connaissent les standards des races. Taille, type, caractéristiques distinctives : tout est observé et les incohérences sont pénalisées.
  • L’originalité et la créativité : Une interprétation intelligente, une présentation soignée ou une idée bien exploitée attirent l’œil.
  • L’état général du modèle : Qu’il soit OF ou custom , un modèle doit être impeccable. Rayures, éclats, poussière ou défaut visible réduisent les chances de classement. En liveshow, la perfection est un objectif… et chaque détail compte.

C’est quoi « LSQ » ?

LSQ signifie « Live Show Quality » : c’est à dire un modèle sans défaut, qu’il soit OF ou custom. Pas de marques, pas de rayure, une peinture impeccable jusque dans les détails, un réalisme respecté…. A l’international, le critère LSQ est essentiel , et ne sont présenté que les modèles qui remplissent ce critère. En France, le nombre de passionnés et les collections étant plus restreint, une tolérance est appliquée pour les modèles présentant de légères imperfections.

Modele Breyer customisé
  • Le choix des modèles est la première étape. Sélectionnez-les en fonction des catégories proposées par l’organisateur. Vérifiez leur état avec attention. Un OF ne se prépare pas comme un custom, et les critères de jugement diffèrent. Adaptez votre sélection en conséquence.
  • Les fiches de référence. Elles sont précieuses, surtout en classes races et en custom. Indiquez vos sources, vos inspirations, vos choix artistiques. Montrez que votre travail est réfléchi et documenté.
  • Les étiquettes individuelles. Une petite carte attachée à la jambe du cheval, avec son nom et celui du propriétaire, permet d’éviter toute confusion. Simple, mais indispensable.
  • Vous inscrire . Certains liveshows demandent une inscription en amont. Consultez le règlement, les catégories ouvertes, les dates limites et les éventuels frais. Mieux vaut tout anticiper que courir après une information la veille du départ.
  • Préparer transport de vos modèles. Choisissez des contenants adaptés et sécurisés. Prenez le temps d’emballer correctement chaque pièce. Une résine est souvent fragile. Et découvrir une casse au déballage… c’est le genre de moment dont on se passerait volontiers
  • Un kit de réparation d’urgence. Un peu de colle, quelques pinceaux, un minimum de peinture. On ne sait jamais…
  • Pensez aussi au matériel de nettoyage. Un pinceau de maquillage, un chiffon microfibre. La poussière adore se déposer au mauvais moment.
  • Des gants peuvent être utiles pour manipuler vos propres chevaux… et éventuellement ceux des autres, avec leur autorisation. Le respect du travail d’autrui fait partie de l’esprit liveshow.
  • N’oubliez pas vos fiches de référence préparées en amont. Vu le temps passer à les faire, autant ne pas les oublier…
  • Prévoyez également de l’emballage supplémentaire. Parce qu’un liveshow sans achat, c’est rare. Très rare. Autant pouvoir transporter les nouveaux venus en toute sécurité.
  • Si vous exposez ou vendez, soignez votre table. Quelques supports, une affichette discrète “ne pas toucher”, des cartes de visite…. Une table claire et bien présentée attire l’œil et met votre travail en valeur.
  • Côté paiement, prévoyez plusieurs options : espèces, paiement en ligne… Cela facilite les transactions. Et en cas de coup de cœur, vous serez prêt. À moins que vous ne fassiez partie de ces créatures légendaires capables de ne rien acheter en liveshow.
  • Enfin, prenez un appareil photo. Pour immortaliser votre participation, capturer les modèles qui vous inspirent et garder un souvenir de la journée. Parce qu’un liveshow, ça passe vite…
oups

Et si je n’ai pas de chevaux « LSQ » ?

Dans le jargon, LSQ signifie Liveshow Quality. On parle de modèles irréprochables. Pas de défaut visible. Un réalisme poussé. Des caractéristiques cohérentes. Parfois même une certaine rareté. Bref, des chevaux qui correspondent parfaitement aux attentes d’un liveshow.

Mais soyons honnêtes : tout le monde n’a pas une écurie 100 % LSQ. Surtout quand on débute. Ou simplement quand participer pour gagner n’est pas l’objectif principal. Beaucoup choisissent ou créent leurs modèles au coup de cœur. Au feeling. Et c’est très bien comme ça.

Alors, peut-on participer sans modèle LSQ ?

Évidemment !

Un liveshow ne se résume pas à une vitrine d’excellence. C’est aussi un espace ouvert. Un lieu où chacun a sa place. Une belle pièce reste une belle pièce, qu’elle monte sur le podium ou non. Si vous débutez en customisation, c’est une occasion idéale pour montrer votre travail et recevoir des retours constructifs. Si vous souhaitez apprendre, observer, échanger avec d’autres artistes et collectionneurs, vous êtes au bon endroit.

Il ne faut jamais l’oublier : la collection parfaite n’est pas celle qui gagne. C’est celle qui vous fait sourire quand vous la regardez sur vos étagères.


En bref, un liveshow , ça se prépare ! Prenez votre temps, prenez du plaisir à montrer votre collection et découvrir celle des autres, soyez fair-play et surtout : AMUSEZ-VOUS !


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