L’impression 3D s’invite dans les ateliers de modélisme équin !

L’impression 3D s’installe peu à peu dans le monde du modélisme équin. Elle ne remplace pas les techniques de « cast » traditionnelles, ni les Breyer, CollectA, Papo, WIA et autres Schleich et CollectA, mais elle apporte une nouvelle façon de créer. Elle transforme pourtant les habitudes. Le numérique entre dans l’atelier, et avec lui, une nouvelle génération de créateurs.
Il y a encore quelques années, posséder une imprimante 3D relevait presque de l’expérimentation technique et demandait un investissement financier très important. Aujourd’hui, de nombreux passionnés s’équipent à domicile. Les imprimantes 3D deviennent plus abordables, plus compactes, et surtout plus performantes. Les logiciels de modélisation se simplifient, certains sont en open source (gratuits). Les tutoriels se multiplient. Cette démocratisation change la donne. L’impression 3D n’est plus réservée à quelques spécialistes. Elle devient un outil accessible aux amateurs curieux comme aux artistes confirmés.
Un petit bijou de technologie
Les imprimantes résine modernes atteignent aujourd’hui un niveau de finesse remarquable. La définition des écrans LCD, la qualité des sources UV et la stabilité des axes permettent de reproduire des détails extrêmement subtils. Les plis de peau, les veines discrètes, les stries des sabots ou la texture des crins ressortent avec une netteté qui aurait été difficile à obtenir à ce prix il y a encore quelques années.
La sculpture numérique joue également un rôle clé dans cette précision. L’artiste peut zoomer à l’infini sur une zone, retravailler un muscle, affiner une paupière, corriger une asymétrie. Le logiciel permet des ajustements chirurgicaux. On peut tester une expression, modifier l’angle d’une oreille, retoucher une tension dans l’encolure sans reprendre toute la pièce. Cette liberté favorise une grande maîtrise anatomique, à condition bien sûr que l’artiste ait l’œil et les connaissances pour l’exploiter.
Autre avantage non négligeable : la reproductibilité. Chaque impression issue d’un même fichier correctement paramétré est identique. Les proportions restent constantes. Les détails ne s’érodent pas au fil des tirages, contrairement à certains moules traditionnels qui peuvent s’user avec le temps. Cette stabilité technique garantit une base cohérente pour les peintres et les customisateurs.
La possibilité de redimensionner un modèle est également un atout majeur. Une sculpture peut exister en plusieurs échelles sans être entièrement refaite. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour adapter un modèle à différentes catégories, du mini au traditionnel, tout en conservant la même ligne et la même expression.
Cependant, la précision technique dépend fortement des réglages. Orientation de la pièce, épaisseur des couches, qualité de la résine, calibration de la machine… chaque paramètre influence le résultat. Une mauvaise configuration peut entraîner des pertes de détails, des déformations ou des surfaces irrégulières. La technologie est performante, mais elle ne remplace pas la compétence.
Enfin, il faut rappeler que la précision d’impression ne corrige pas une sculpture approximative. Une anatomie mal comprise restera mal comprise, même en ultra haute définition. L’outil restitue fidèlement le fichier. Il n’invente ni justesse ni mouvement. La qualité artistique repose toujours sur le regard et le savoir-faire du sculpteur, qu’il travaille dans la matière ou derrière un écran.
L’impression 3D offre donc une précision technique impressionnante. Mais comme souvent en modélisme équin, ce n’est pas la machine qui fait la pièce. C’est la main… même lorsqu’elle tient une souris.



Imprimer en 3D ? Pas si simple que ça !
On imagine souvent que l’impression 3D se résume à appuyer sur un bouton. En réalité, c’est un processus technique qui demande précision et constance dès le départ.
Les conditions d’impression jouent un rôle majeur. La température ambiante doit être stable, généralement autour de 20 à 25 degrés selon les résines utilisées. Une pièce imprimée dans un atelier trop froid peut présenter des défauts d’adhérence ou des couches mal formées. Trop chaud, et la résine peut réagir différemment. La stabilité est la clé.
La luminosité est également un point crucial. La résine photosensible réagit aux UV. On imprime donc à l’abri de toute source de rayons UV directs, notamment la lumière du soleil. Une exposition accidentelle peut altérer la résine dans le bac ou perturber le processus. L’espace d’impression doit être contrôlé, ventilé et protégé.
La ventilation n’est pas un détail. Les émanations de résine sont toxiques. Elles peuvent être irritantes et nocives à long terme. Il est indispensable de travailler dans un espace bien aéré, idéalement équipé d’un système d’extraction ou au minimum d’une ventilation efficace. Le port de gants est obligatoire lors de toute manipulation de résine liquide ou de pièces non polymérisées. Le contact direct avec la peau doit être évité. Masque adapté et lunettes de protection sont également recommandés. La sécurité fait partie intégrante du processus.
L’entretien de l’imprimante est tout aussi essentiel. Un bac mal nettoyé, un film FEP rayé, un écran encrassé ou un plateau mal calibré compromettent la qualité. Après chaque impression, le nettoyage doit être soigneux. La résine est filtrée si nécessaire. Les résidus sont éliminés. Une machine bien entretenue garantit une constance dans les résultats.
Une fois l’impression terminée, le travail continue.
La pièce est d’abord retirée du plateau avec précaution. Les supports sont encore en place. Elle passe ensuite par un bain d’alcool isopropylique pour éliminer toute résine liquide résiduelle. Ce nettoyage doit être suffisant mais maîtrisé. Un bain trop court laisse des zones poisseuses. Trop long, il peut fragiliser certaines résines.
Après séchage, vient le passage en cabine UV pour la polymérisation finale, le fameux “cure”. Cette étape solidifie définitivement la pièce. Il faut vérifier que la résine est bien polymérisée. Une surface correctement cured n’est pas collante. Elle est sèche et uniforme au toucher. Une pièce encore légèrement poisseuse indique un cure insuffisant et doit repasser sous UV.
Si le modèle est creux, une règle est impérative : il doit être percé. Les impressions creuses nécessitent des trous d’évacuation pour permettre à la résine liquide interne de s’écouler avant le cure final. Sans ces ouvertures, de la résine peut rester piégée à l’intérieur. Avec le temps, elle peut fuir, fragiliser la pièce ou provoquer des fissures. Percer, vidanger, puis s’assurer que l’intérieur est également correctement polymérisé est une étape de sécurité incontournable.
Vient ensuite le retrait des supports. Cette opération doit être réalisée avec délicatesse, idéalement avant un cure trop long qui rendrait la résine plus cassante. Chaque point d’attache est inspecté. Les résidus sont éliminés.
Ce n’est qu’après toutes ces étapes que commence la prep au sens strict : suppression des marques, ponçage des lignes d’impression, lissage des surfaces. L’impression 3D demande donc une chaîne complète de gestes techniques. Chacun compte. Négliger une étape, c’est compromettre la qualité finale.
La machine exécute. L’humain maîtrise. Et la sécurité ne doit jamais être reléguée au second plan.
Combien ça coute d’imprimer un modèle 3D ?
Imprimer en 3D n’est pas gratuit. Même si l’on possède déjà la machine, chaque pièce a un coût réel.
La résine représente la dépense principale. Selon la qualité choisie, le prix au litre varie sensiblement. À cela s’ajoute l’alcool isopropylique utilisé pour le nettoyage, les gants, les consommables, l’usure du film FEP, voire le remplacement de certains éléments de la machine. L’électricité entre également en compte, surtout si les impressions sont longues et répétées.
À première vue, le coût unitaire peut sembler faible. Mais multiplié par plusieurs tirages, il devient significatif. C’est particulièrement vrai si l’on produit régulièrement.
Certains logiciels de “slicing” permettent d’estimer précisément le coût d’une impression avant même de lancer la machine. Ils calculent la quantité de résine utilisée, le temps d’impression et peuvent intégrer un coût matière, un coût électrique et parfois même une estimation des consommables. Ces outils sont précieux pour avoir une vision claire de la rentabilité, notamment si l’on envisage une production à des fins commerciales.
Comprendre le coût réel d’une impression permet de fixer un prix cohérent. Cela évite aussi de sous-estimer la valeur du travail réalisé. Même dans un cadre passionné, la technique a un prix
Prix moyen pour une échelle Venti pleine : 10€ , 4/5€ pour un Stablemate
On oublie pas le travail de prep !
Puis commence la véritable phase de préparation, la fameuse “prep”. C’est une étape souvent sous-estimée. Pourtant, elle conditionne entièrement le résultat final.
Les traces de supports doivent être poncées et lissées. Les lignes d’impression, parfois très fines mais bien présentes, doivent être effacées. Certaines zones nécessitent un masticage léger pour corriger une micro-imperfection ou combler un petit défaut. Le travail se fait progressivement, avec différents grains de papier abrasif, parfois à l’eau, pour éviter de creuser la matière.
La surface doit devenir parfaitement homogène. Au toucher comme à l’œil. La moindre rayure, la plus petite aspérité, ressortira après les couches de peinture.
L’application d’un primer révèle souvent des défauts invisibles sur la résine brute. Il n’est pas rare de devoir revenir en arrière, reponcer, réapprêter, vérifier à nouveau.
En réalité, l’impression 3D ne supprime pas le travail manuel. Elle le déplace vers la finition. La qualité d’une Résine 3D dépend autant de la machine que du soin apporté à la préparation. Deux impressions issues du même fichier peuvent donner des résultats très différents selon le temps et l’attention consacrés à cette étape.
C’est souvent là que l’on reconnaît le sérieux d’un créateur. La technologie offre la forme. La prep lui donne sa qualité.



Où trouvez des fichiers pour imprimer en 3D ?
L’un des grands bouleversements apportés par l’impression 3D, c’est la profusion de fichiers disponibles. Là où, autrefois, il fallait attendre la sortie d’une nouvelle résine physique, aujourd’hui les sculptures numériques circulent en quelques clics.
De plus en plus d’artistes choisissent de sculpter directement en numérique. Tablette graphique, logiciel 3D, travail des volumes à l’écran… Le processus change, mais l’exigence anatomique reste la même. Une fois le modèle finalisé, il peut être proposé sous forme de fichier téléchargeable. Cette dématérialisation accélère tout. Plus besoin de moule, plus besoin d’expédition internationale coûteuse pour chaque exemplaire brut.
Les plateformes spécialisées se multiplient. Certaines regroupent des créateurs du monde entier. D’autres fonctionnent via des boutiques personnelles ou des systèmes d’abonnement. L’offre devient vaste. Très vaste. On trouve des poulains miniatures, des étalons ibériques flamboyants, des chevaux de sport modernes, des poses statiques ou en mouvement. Le choix n’a jamais été aussi large.
Cette abondance change le rapport à la nouveauté. Les sorties ne sont plus forcément des événements rares et attendus pendant des mois. Les nouveautés peuvent être fréquentes. Parfois très fréquentes. Pour les passionnés, c’est stimulant. Pour les collectionneurs, cela peut aussi créer une forme de saturation.
La facilité de diffusion entraîne également une grande diversité de niveaux. Tous les fichiers ne se valent pas. Certains sont réalisés par des artistes expérimentés, avec une solide connaissance de l’anatomie équine et des contraintes d’impression. D’autres sont plus approximatifs. Une belle image de rendu numérique ne garantit pas toujours une impression réussie. Il faut apprendre à regarder autrement. À analyser les proportions, les transitions musculaires, la finesse des détails.
La multiplication des fichiers favorise aussi l’émergence de nouveaux talents. Des artistes qui n’auraient peut-être jamais investi dans la production traditionnelle peuvent aujourd’hui proposer leurs créations au public. Le coût d’entrée est plus faible. Le risque financier aussi. Cela dynamise la scène artistique et ouvre des opportunités à l’international.

Revendre ses impressions ? Possible ou non ?
l est possible de vendre une impression 3D. Mais pas sans cadre clair. Tout commence par la licence associée au fichier numérique. Certains artistes autorisent la vente des impressions via une licence commerciale spécifique. D’autres limitent strictement l’usage à un cadre personnel. Dans ce cas, toute revente est interdite. Le fait d’avoir acheté un fichier ne donne pas automatiquement le droit d’en faire un produit commercial.
Le respect de ces licences est fondamental. Un fichier numérique est une œuvre protégée par le droit d’auteur. L’artiste reste propriétaire de sa création. Imprimer et vendre sans autorisation revient à exploiter une œuvre sans accord. Cela expose à des demandes de retrait, à des remboursements forcés, voire à des poursuites pour contrefaçon. Les plateformes de vente en ligne peuvent supprimer les annonces. Les artistes peuvent engager des démarches juridiques. Et la réputation, dans un milieu aussi passionné que le modélisme équin, peut être durablement affectée.
Au-delà de la licence artistique, il existe une autre réalité souvent sous-estimée : la dimension administrative. Produire et vendre des impressions 3D de manière régulière constitue une activité commerciale. C’est une source de revenus. À ce titre, elle doit être déclarée. Statut juridique, obligations fiscales, déclarations sociales… cela ne relève pas du loisir dès lors qu’il y a vente répétée et bénéfice. La tentation de “mettre du beurre dans les épinards” en multipliant les impressions et les reventes peut sembler anodine. Pourtant, il commence à y avoir des contrôles. Les ventes en ligne laissent des traces. Les paiements aussi. Mieux vaut être en règle que de transformer une passion en problème administratif.
La question devient plus floue lorsqu’il s’agit d’une revente occasionnelle. Revendre un modèle imprimé, non peint, acheté légalement pour son usage personnel, se situe dans une zone grise si la licence ne précise rien sur la revente de l’objet physique mais entre dans le cadre de la revente « en seconde main ». Certaines licences interdisent explicitement toute revente (mais ne peuvent en aucun cas exclure la revente d’un exemplaire de façon occasionnelle sur le marché de l’occasion. Pourquoi ? Car cela ne rentre pas dans le cadre de la production à des fins commerciales. Cependant, en cas de doute, la prudence impose de vérifier les conditions d’utilisation ou de contacter l’artiste.
Le cas de la revente de plusieurs modèles intégralement peint, spécifiquement pour la revente, ajoute une couche supplémentaire. La peinture constitue un travail artistique distinct, mais elle repose sur une sculpture protégée. Si la licence interdit la vente d’impressions, le fait d’avoir peint la pièce ne rend pas automatiquement la revente autorisée. Là encore, tout dépend des termes accordés par le créateur du fichier. En l’absence d’autorisation claire, mieux vaut considérer que la prudence s’impose.
L’impression 3D ouvre des possibilités formidables. Mais elle s’accompagne de responsabilités. Respecter les licences, déclarer une activité commerciale et agir en transparence permettent de préserver un climat de confiance. Et dans un univers où la création et la passion sont au cœur de tout, cette confiance est précieuse.
Quelle valeur pour les collectionneurs ?
La question de la valeur est centrale dans le modélisme équin. Une pièce ne vaut pas seulement par sa beauté. Elle vaut aussi par sa rareté, son mode de production et le cadre dans lequel elle est éditée.
Les impressions 3D diffusées via des fichiers numériques sont, par nature, reproductibles. Tant que le fichier existe et que la licence le permet, il est possible d’imprimer de nouveaux exemplaires. Cette possibilité limite fortement la rareté. Et sans rareté, la cote reste généralement basse sur le marché secondaire. On parle alors de « Résines 3D », une appellation qui distingue clairement ces modèles des « Artist Resins » traditionnelles.
À l’inverse, une Artist Resin en édition limitée repose sur un principe différent. L’artiste annonce un nombre précis d’exemplaires. Une fois le quota atteint, la production s’arrête définitivement. Cette limitation crée la rareté. Elle sécurise la valeur. Elle nourrit aussi le désir des collectionneurs. Une pièce signée, numérotée, issue d’un tirage restreint, peut voir sa cote évoluer avec le temps, surtout si l’artiste est reconnu.
Il existe cependant des nuances intéressantes. Certains artistes travaillent en sculpture numérique mais ne diffusent pas leur fichier. Ils l’utilisent uniquement pour produire eux-mêmes leurs tirages. Le modèle n’est alors pas librement imprimable par d’autres. La logique reste celle d’une Artist Resin, même si la création initiale est numérique.
Certains choisissent de limiter la production en nombre d’exemplaires, comme Debbie Lermond. Le tirage est fixé à une quantité précise. Une fois atteint, il n’y a plus de nouveaux exemplaires. D’autres optent pour une limitation dans le temps, comme KS’Art. La commande reste ouverte sur une période donnée, puis la production s’arrête. Dans les deux cas, la rareté est organisée et assumée.
On comprend alors que ce n’est pas la technique qui détermine la valeur, mais le cadre de diffusion. Une sculpture numérique peut devenir une véritable Artist Resin si son édition est contrôlée et limitée. À l’inverse, un fichier vendu sans restriction de tirage restera associé à une valeur marchande plus modeste.
Pour le collectionneur, la différence est essentielle. Pour le customiseur, elle l’est moins. Tout dépend de l’objectif. Collectionner une pièce rare ou trouver un support de travail accessible ne répond pas à la même logique.

einture : Kass Modélisme ( France ). Modélisation KS Art.


3D prints en Liveshow & Photoshow
La place des impressions 3D en concours n’est pas universelle. Elle dépend beaucoup des usages et du niveau de structuration du hobby selon les pays.
Aux États-Unis et à l’international, les 3D prints sont généralement classées parmi les Artist Resins. La logique est simple : la sculpture est issue d’un artiste indépendant, qu’elle soit modelée à la main ou conçue en numérique. Le mode de création importe moins que le statut artistique de la pièce. Si le modèle est produit et diffusé par l’artiste, il rejoint souvent la grande famille des AR en concours. Les catégories sont nombreuses, les règlements très détaillés, et les distinctions assez fines pour séparer OF, Artist Resins, éditions limitées ou non, et parfois même différentes techniques de production.
En France, la réalité est différente. Le hobby reste plus confidentiel. Les concours sont moins segmentés. La distinction principale se fait entre OF et Custom. Dans la catégorie Custom, on retrouve à la fois les résines d’artistes traditionnelles, les impressions 3D et les customs réalisés à partir de modèles industriels (Breyer, Papo, CollectA, Schleich etc). La séparation se fait alors essentiellement par l’échelle. Les modèles Mini concourent entre eux. Les Tradi entre eux. Ce sont les échelles qui structurent les sections, plus que le procédé de fabrication.
Cela crée aussi une situation particulière : une impression 3D peut se retrouver face à une Artist Resin coulée de manière traditionnelle, ou face à un custom issu d’un modèle industriel transformé. Ce qui peut créer une injustice de « départ » concernant le réalisme de modèle : un Papo aura bien du mal à lutter contre un 3D print avec un réalisme poussé. Le jugement se concentre sur le résultat final que sur l’origine du support.

Une évolution naturelle du modélisme équin ?
Le modélisme équin n’est pas figé. Il évolue en permanence. Chaque génération apporte ses outils, ses techniques, sa vision. L’impression 3D s’inscrit simplement dans cette continuité.
Il y a quelques décennies, la majorité des modèles provenait de grandes marques industrielles. Puis les Artist Resins ont pris une place croissante. Les pâtes époxy ont révolutionné la sculpture et le custom. Les peintures acryliques ont remplacé d’anciennes techniques plus contraignantes. À chaque étape, certains ont hésité. À chaque étape, la pratique s’est enrichie.
Le numérique suit la même logique. Il ne supprime pas le geste artisanal. Il le transforme. La main ne modèle plus toujours la cire ou la pâte. Elle travaille sur une tablette graphique. L’œil reste le même. L’exigence anatomique aussi. La connaissance du cheval, elle, ne change pas.
Cette évolution influence également les profils des créateurs. De nouveaux artistes arrivent, parfois issus du monde du design, de l’animation ou du jeu vidéo. Ils apportent une autre culture visuelle, une autre approche du volume et du mouvement. Le croisement des compétences dynamise la discipline.
Les collectionneurs et les customisateurs, eux aussi, adaptent leur regard. Ils apprennent à distinguer une belle sculpture numérique d’un simple rendu flatteur. Ils prennent en compte la qualité d’impression, la prep, la finition. Le niveau d’exigence monte. Et c’est une bonne chose.
L’évolution touche également l’organisation des concours. Les catégories s’ajustent. Les règlements précisent les distinctions entre OF, Résines, Artist Resins et Résines 3D. Le cadre se structure pour intégrer ces nouvelles pratiques sans effacer les anciennes. L’objectif reste le même : garantir l’équité et valoriser le travail réel derrière chaque pièce.
Au fond, l’impression 3D ne change pas l’essence du modélisme équin. Elle change les outils. La passion reste intacte. L’envie de représenter le cheval avec justesse, élégance et personnalité demeure au centre.
Chaque époque a ses innovations. Les adopter ne signifie pas renier le passé. Cela signifie continuer à faire vivre la discipline. Et dans un univers aussi créatif que le nôtre, évoluer est peut-être la meilleure façon de

Merci pour cet article!!!
Très enrichissant pour quelqu’un qui, comme moi, cherche encore sous quel forme produire et commercialiser mon modéle !